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LA TRAGÉDIE
La tragédie antique
La tragédie est, bien sûr, née en Grèce, et s'est épanouie
principalement au Ve siècle av. J.-C. avec les trois poètes Eschyle, Sophocle et
Euripide. Le philosophe grec Aristote, dans La Poétique, en fait le genre
littéraire le plus noble, et la définit comme : " l'imitation d'une action de
caracère élevé et complète, d'une certaine étendue, (...) faite par des personnages
en action et non au moyen d'un récit, et qui, suscitant pitié et crainte, opère la
purgation propre à de pareilles émotions." Elle illustre le revirement du bonheur
au malheur d'un personnage qui n'est ni tout à fait bon, ni tout à fait mauvais, mais
qui commet, volontairement ou non, une faute qui décide de sa chute. En même temps, la
tragédie dit quelque chose au spectateur de la fragilité de la condition humaine. Le
destin des personnages a donc souvent quelque chose d'exemplaire. Représentées au cours
des fêtes de Dionysos, les tragédies rassemblaient la communeauté politique des
citoyens.
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