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James Ellroy
Né Lee Earle
Ellroy à Los Angeles en 1948, James Ellroy est le fils d’une infirmière
et d’un comptable. Lorsque ses parents divorcent en 1954, il est confié
à la garde de sa mère et emménage avec elle à El Monte, un quartier
pauvre de Los Angeles. C’est là qu’elle sera assassinée en 1958. Les
tentatives de James pour découvrir son meurtrier feront plus tard l’objet
de son livre, «Ma part d’ombre», écrit en 1996.
Après la mort de sa mère, James va vivre avec son père. Il a onze ans
quand celui-ci lui offre «The Badge : a History of the LAPD», un livre de
Jack Webb. Il y découvre l’histoire du Dahlia Noir, et y puise les
personnalités de policiers et de malfrats qui peupleront ses romans sur Los
Angeles.
James va au lycée de la ville de Fairfax. Adolescent avide d’attention,
il écrit des pamphlets aux filles qui l’intéressent, critique JFK et prône
ouvertement le rétablissement de l’esclavage. Au début des années 60,
il suit avec assiduité la série «Le fugitif» et se passionne pour les
romans criminels et les films policiers à la fin de son adolescence. Quand
il n’est pas occupé à lire, il vole à l’étalage de la nourriture et
des magazines pornos. A cette époque, son père a une attaque d’apoplexie
et James doit bien malgré lui endosser le rôle d’aide-soignant. Il est
finalement expulsé du lycée de Fairfax pour ses déclarations sur le
nazisme en cours d’anglais. Il s’engage peu de temps après dans l’armée.
Il ne s’y sent pas à sa place et se fait du souci pour son père : il
fait semblant de bégayer et convainc le psychiatre de l’armée qu’il
n’est pas mentalement apte au combat. Trois mois plus tard, il est libéré.
Peu de temps après son retour à Los Angeles, son père meurt à l’hôpital.
Peu après, James emménage dans son propre appartement avec l’argent gagné
dans l’armée. Il est envoyé en maison de redressement pour avoir tenté
de voler un steak. A sa sortie, des amis de son père, qu’il surnomme «les
cinglés de l’aile droite», deviennent ses tuteurs. A 18 ans, il se
retrouve à la rue. Il vit dans les parcs publics et de ce qu’il trouve
dans les containers de vieux vêtements. Il s’introduit par effraction
dans le domicile des filles qu’il apprécie et vole leurs sous-vêtements.
Il boit, essaye différentes drogues, et lit des centaines de romans
criminels. Il découvre le Benzedrex, un médicament à inhaler pour les
sinus, qu’il avale pour se défoncer. Pendant l’hiver, il squatte des
appartements libres. La police le surprendra à maintes reprises, ce qui lui
vaudra de nombreux séjours derrière les barreaux.
A sa sortie de prison, James Ellroy obtient un emploi dans une librairie
pour adultes et dévore les magazines. Le Benzedrex le conduit au bord de la
schizophrénie et l’alcool le détruit peu à peu. Il souffrira de
pneumonie à deux reprises, et développera un syndrome cérébral
post-alcoolique.
Craignant pour sa santé, il s’inscrit alors aux Alcooliques Anonymes et
cesse de boire. Il finit par gagner sa vie régulièrement comme caddy de
golf et commence alors à imaginer la trame d’un roman, qui deviendra «Brown’s
Requiem».
A trente ans, il écrit et vend son premier roman. Il s’est depuis imposé
comme l’un des plus grands romanciers américains avec des oeuvres comme
«Clandestin», «Lune sanglante», «A cause de la nuit»,
«La colline aux suicidés», «Le Dahlia Noir», «Le
Grand Nulle Part», «L.A. Confidential», «White Jazz»,
«American Tabloïd», élu roman de l’année 1995 par Time
Magazine, «Ma part d’ombre», élu meilleur livre de l’année
1996 par ce même magazine, «Crimes en série», «American Death Trip»,
élu meilleur livre de l’année 2001 par le Los Angeles Times ou «Destination
morgue».
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