Georges
Feydeau (1862-1921)
« Le Vaudeville, comme le
reste, est une chose intéressante. La preuve, c'est qu’il n’y a
pas beaucoup de vaudevillistes. Feydeau est le maître. »
Tristan
BERNARD
cité par Jules RENARD,
Journal (1902)
« Faites sauter le boîtier
d’une montre et penchez-vous sur ses organes : roues dentelées,
petits ressorts et propulseurs… c'est une pièce de Feydeau qu’on
observe de la coulisse. Remettez le boîtier et retournez la montre :
c'est une pièce de Feydeau vue de la salle – les heures passent,
naturelles, rapides, exquises…
Sacha GUITRY |

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Georges Feydeau
(Paris 8/12/1862-Rueil 5/06/1921), auteur
dramatique, fils du romancier réaliste Ernest Feydeau (1821-1873), reste
celui qui a perfectionné le vaudeville là où l’avait laissé Labiche. A
ses débuts acteur et auteur de monologues joués dans les salons parisiens
avec Le Cercle des Castagnettes, compagnie d’amateurs qu’il avait fondée
(1876-1879), Feydeau connaît son premier succès public en 1886 avec Tailleur
pour dames créé au Théâtre de la Renaissance. Suivront Monsieur
chasse puis Champignol malgré lui (1892), Un fil à la patte
et L’Hôtel du libre-échange (1894), Le Dindon (1896) et La
Dame de chez Maxim (1899), autant de pièces écrites avec brio et
toujours à l’affiche aujourd'hui. Son théâtre, rempli de mouvements et
de situations cocasses, oscille entre farce et comédie, réalisme et
caricature. Ayant apporté au théâtre la mécanique du rire, Feydeau
connut son apogée en 1905. Il rompit ensuite avec le vaudeville
traditionnel pour créer des comédies de mœurs en un acte qui mettaient en
scène le quotidien ennuyeux du couple bourgeois : La Puce à
l’oreille (1907), Feu la mère de Madame et Occupe-toi
d’Amélie (1908), On purge Bébé (1910), Mais n’te promène
donc pas toute nue (1912). Atteint par la syphilis, Feydeau fut interné
en 1919 et mourut deux ans après. Cet observateur de la société « fin
de siècle », qui avait fait rire le public de la Belle Epoque, finit
ainsi ses jours tristement, non sans avoir salué la venue de Charlie
Chaplin, son successeur au cinéma.
Noëlle Benhamou
Bibliographie
A lire les études suivantes :
Jacques LORCEY, Georges Feydeau, La Table
Ronde, Les vies perpendiculaires, 1972, 280 p. ill.
Arlette
SHENKAN, Georges Feydeau, Seghers, coll. « Théâtre
de tous les temps » n°19, 1972, 187 p.
Henry GIDEL, La Dramaturgie de Georges
Feydeau, Champion, 2 vol., 1978, XI-988 p.
Henry GIDEL, Le Théâtre de Georges Feydeau,
Klincksieck, 1979, 354 p. ill.
Henry GIDEL, Feydeau, Flammarion, Grandes
Biographies, 1991, 282 p. ill.

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